Traditions & sagesse

L'Apocalypse de Jean : le dévoilement et la cité de lumière

Loge France N°9 Lecture : 6 min

Le mot « apocalypse » ne signifie pas catastrophe, mais dévoilement. Dernier livre de la Bible, la Révélation de Jean est un texte de lumière, de mesure et de construction — un langage que le maçon reconnaît.


Dans le respect de toutes les traditions qui caractérise la franc-maçonnerie régulière, arrêtons-nous sur un texte d'une richesse symbolique inouïe : l'Apocalypse de Jean. Loin des clichés de fin du monde, c'est un livre de symboles que le maçon lit avec une attention particulière.

Apocalypse : le dévoilement

Le terme grec apokalupsis signifie littéralement « dévoilement », « révélation ». Rédigé à la fin du Ier siècle et attribué à Jean, dans l'île de Patmos, le livre n'annonce pas d'abord une destruction, mais un dévoilement : ce qui était caché apparaît. Or l'initiation n'est rien d'autre : lever un voile, faire passer de l'obscurité à la lumière.

La Jérusalem céleste, cité mesurée

Au terme du livre, Jean contemple la Jérusalem céleste descendant du ciel. Image saisissante pour qui travaille à la gloire du Grand Architecte : la cité parfaite est mesurée. Un ange la mesure « avec un roseau d'or » ; sa forme est celle d'un cube parfait, longueur, largeur et hauteur égales. La mesure, l'équerre, la symétrie : ce vocabulaire de bâtisseur est aussi celui de la loge.

À noter

« La ville n'a besoin ni du soleil ni de la lune, car la gloire de Dieu l'éclaire. » La cité idéale est une cité de lumière : l'image même vers laquelle tend le travail intérieur.

Une cité de lumière

Dans cette Jérusalem nouvelle, il n'y a plus de temple, car la présence divine en tient lieu ; il n'y a plus de nuit, car la lumière y est perpétuelle. Le franc-maçon, qui travaille à passer des ténèbres à la clarté et à bâtir en lui-même un temple intérieur, ne peut rester insensible à cette image d'une humanité réconciliée dans la lumière.

« Il me transporta… et me montra la cité sainte, ayant la gloire de Dieu ; son éclat était celui d'une pierre très précieuse. » Apocalypse 21

Comme l'Évangile de Thomas ou l'allégorie de la Caverne, l'Apocalypse parle un langage que les siècles n'ont pas usé : celui du voile qui se lève et de la lumière qui se révèle. C'est pourquoi la loge, sans en faire sienne la lettre, en médite l'esprit.

Bâtir un temple intérieur

Du voile levé à la cité de lumière : la franc-maçonnerie est un travail de construction de soi. Découvrez la Loge France N°9.

Frapper à la porte du Temple

Questions fréquentes

Que signifie le mot « apocalypse » ?

Le mot grec apokalupsis signifie « dévoilement » ou « révélation », et non « catastrophe ». L'Apocalypse de Jean est avant tout un livre de symboles où ce qui était caché est dévoilé.

Pourquoi la franc-maçonnerie s'intéresse-t-elle à ce texte ?

La franc-maçonnerie, qui respecte toutes les traditions, est sensible au symbolisme de l'Apocalypse : le dévoilement, la cité mesurée à l'équerre, la lumière qui remplace la nuit. Autant d'images qui font écho au travail intérieur du maçon.